Reste un domaine sur lequel nous n’avons pas de données exactes : 

la pollution nucléaire, la plus dangereuse et la plus insidieuse de toutes ! Top-Secret. Nous savons que depuis longtemps, les puissances nucléaires
ont rejeté les déchets radio actifs dans les mers à l’aide de fûts métalliques.
Pourquoi les hommes de la mer ont-ils si peu le souci de leur environnement ? Parce qu’il coûte moins cher de payer une amende si on est pris en flagrant délit de pollution que d’appliquer les normes de salubrité et de sécurité maritime. Parce que si on n’a pas une conscience basée sur le respect des autres et de la nature, même en pleine mer, on s’arroge le droit de polluer sans être alerté par quiconque. 

Enfin, en ce qui concerne les bateaux de commerce en pavillon de complaisance, il est difficile de remonter jusqu’à l’armateur!


En amont de la zone côtière : la pollution qui vient de terre.
On estime que 75% de la pollution marine est d’origine continentale et principalement liée à nos activités quotidiennes : pollution domestique. Cela s’avère exact pour notre région riche en bassins versants chargés de rivières et de cours d’eau, grands vecteurs de pollution.
En amont, une hydrologie riche en contamination 100% de la contamination bactériologique de nos plages est générée par nos estuaires, nos rivières et nos pratiques à terre. Les bactéries ou germes ne font pas le voyage en mer de Bilbao à Biarritz puisqu’ils disparaissent au bout de quelques heures d’immersion marine. Par contre, si une bonne partie du plastique porte la marque d’origine Cantabrique, la grosse majorité du bois de nos plages viendrait de l’Adour.
Tout geste en amont des estuaires a son importance. Ce qui n’est pas traité à Pau, à Mont de Marsan ou à Hasparren se retrouve sur le littoral et en mer.
La carte de l’hydrologie locale (page 20) publiée par le Gouvernement basque, datant de 1995, montre bien que les eaux bleues, c’est-à-dire pures, de nos montagnes se transforment en eaux oranges ou rouges (forte contamination) à leur arrivée sur le littoral et portent particulièrement atteinte aux estuaires et aux eaux de mer.
Sur notre territoire, les eaux de la Bidassoa et de l’Adour de la Nive, de l’Uhabia et de la Nivelle sont soumises à une pression agricole, industrielle et domestique importante. Pression particulièrement accentuée pour l’Adour, long de 330 km qui agit à l’image d’un train de marchandises, chargeant des produits
de pollution à chaque station : Adour (Bagnères, Tarbes, Dax.) et ses affluents, le Gave de Pau (Pau, Mourenx, Lacq, Orthez…), Gave d’Oloron (Oloron, Mauléon), Midouze (Cazaubon,Mont de Marsan, Morcens, Tartas…), Bidouze (St Palais), Nive (Ustaritz, Cambo, St Jean Pied de Port) sans oublier le port lui même de Bayonne hautement contaminant. Pas étonnant que la pibale soit
malade au passage du train!

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