L’atmosphère est aussi un facteur aggravant de pollution
En effet, n’oublions pas que la région est particulièrement arrosée de forts coups d’orage, de pluies intenses et de crues de printemps dues au déneigement des montagnes (Adour). Il faut donc distinguer la pollution par temps sec et par temps de pluie.
Les eaux de pluie charrient les déchets accumulés par temps sec au bord des ruisseaux, des rivières mal entretenues ou provenant des fuites d’assainissements autonomes.
Souvent les eaux de pluie et les eaux usées n’ont pas encore été canalisées dans des réseaux séparatifs : tout déborde alors sur le littoral, provoquant la fermeture des eaux de baignade par manque de bassins ou de déversoirs d’orage. Sont particulièrement sensibles, la baie du Figuier à Hendaye, la baie de St Jean de Luz, l’estuaire de l’Ouhabia, les abords de l’émissaire de Biarritz de Marbella, les abords de l’Adour.
À cela s’ajoute le phénomène des marées qui remontent en amont ce que l’estuaire a pu agglutiner comme contamination ou qui envoie dans les canalisations d’eaux proches des ports des volumes d’eaux salées empêchant tout traitement dans les stations. Le vent joue aussi son rôle. Le vent du Sud n’est pas porteur de déchets sauf les plastiques des décharges à ciel ouvert en bordure de mer. Le Maximum de déchets sont poussés de la mer au littoral par les vents de Nord Ouest.
Le soleil agit sur la mer : à température chaude, la densité se modifie et fait monter en surface les déchets, l’hiver avec une température plus froide ils vont au fond.
L’air contient aussi des éléments polluants qui viennent se déposer dans l’océan à dose homéopathique.
Selon des analyses récentes, suite à l’épandage des pesticides, l'air se trouve contaminé par l’atrazine et l’alachlore; plusieurs semaines plus tard, les pluies
sont à même de recueillir ces produits chimiques disséminés dans l’air et de les
déverser sur les populations, entraînant des maladies, ou sur les océans.
Nous avons tous à l’esprit l’accident nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986, qui a provoqué une contamination de l’air par effet radioactif entraînant des cas de cancer, typhoïde et leucémie.
Enfin, on ne peut pas oublier l’effet de serre. La terre agit comme un miroir qui reçoit les rayons du soleil et les réfléchit dans l’atmosphère. Or ces rayons réfléchis trouvent une barrière de taille ; les gaz à effet de serre comme le CO2, CH4, provenant des fumées des usines, de l’activité humaine (gaz de voitures) et l’agriculture.
Conséquence : la terre s’est réchauffée de 0,3 à 0,6°C depuis deux siècles, le niveau des mers s’est élevé de 10 à 20 cm durant le XXe siècle. Les gaz des aérosols, réfrigerateurs…détruisent la couche d’ozone qui protège la terre des
rayons ultraviolets.

En conclusion

Nous avons essayé de suivre le parcours de ce phénomène de la “pollution” aux dimensions tentaculaires. Il semble que nous sommes en présence de poupées russes ; les pollutions s’emboîtent et s’entremêlent les unes dans les autres. Trois remarques : 
Les courants, les rivières, la pluie… ne sont pas des causes de pollution mais des vecteurs et des facteurs aggravants, la cause majeure, c’est la main de l’homme, son mode de vie! Le pollueur, c’est l’être humain qui s’arroge un droit
qu’il n’a pas, celui de mettre en péril rivières et océans et par là toute la chaîne de la vie végétale et animale maritime, au nom de son mode de vivre ou de produire.
Il y a beaucoup d’inconnues en matière de recherche scientifique. D’ordinaire, on ne s’intéresse pas à l’avenir de la mer comme milieu vivant naturel menacé.
On a tout un monde maritime à comprendre et à découvrir!
Pour comprendre et savoir mesurer les types de pollution, il faut pouvoir les appréhender ; pour cela, il nous faut des outils, des instruments de mesure. 
Or, nous sommes en manque d’outils.
De façon générale, l’activité touristique avec ses retombées économiques
et fiscales a été le fer de lance de la lutte contre les pollutions
des plages du littoral, l’été. S’il n’y avait pas eu ces exigences de qualité des eaux, nous serions dans une situation plus grave en matière de connaissance de la pollution.
Comment agir pour faire de la lutte contre les pollutions un combat de tous les instants et de tous les secteurs économiques? Que faire pour à la fois vivre “propres” et rendre “propre” la mer? N’y a t-il pas à apprécier les efforts réalisés?

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