Apprécier les actions

Pour l’an 2005, toutes les communes devront avoir leur réseau séparatif, eaux usées, eaux de pluie et également eaux de mer pour les canalisations situées au bord de la mer; la Loi Internationale sur l’eau interdira tout rejet toxique, ou tout rejet ménager sauvage. À signaler le rôle efficace du Consortio transfrontalier Bidasoa-Txingudi qui a mis à l’étude un mode de traitement des déchets communs en réponse à cet impératif.

Eaux de baignade

La directive européenne du 8 Déc. 1975 donne le cadre réglementaire applicable à l’eau de baignade dans chacun des 12 pays : le nombre de prélèvements jugés de mauvaise qualité doit être inférieur à 5%.
L’objectif est d’atteindre 100 coliformes par 1/10°de litre. 4 catégories sont établies en fin de saison : A (pavillon bleu) bonne qualité - B (vert) eau de qualité moyenne - C (jaune) eau pouvant être momentanément polluée -D (rouge) eau de mauvaise qualité, au-delà des 2000 coliformes par 0,1/L. Depuis 30 ans le tourisme prend de plus en plus d’essor et exige une bonne qualité des eaux.
La fermeture des eaux de baignade survient quand les effluents de l’été dont le volume passe du simple au double entraînent une saturation ou quand les eaux de pluie débordent des bassins de rétention et se déversent directement en rivières et mer.
Sur la Côte Basque, la DDASS (Direction départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) dont le but est de protéger la santé des citoyens, contrôle 32 points de prélèvements des eaux de baignade. La surveillance
se fait du 21 mai au 30 septembre : un prélèvement par semaine. Par temps sec, la situation est “normale” hormis dans les zones proches des embouchures. Par temps de pluies, la moitié des plages présentent un risque de pollution ponctuelle. Après 2 prélèvements hors normes, la DDASS frappe la plage d’interdiction de baignade pour la saison en cours et pour celle à venir jusqu’à ce que la plage atteigne une note B ou A.
La DDASS effectue des prélèvements en rivière sur 29 sites : tous ces lieux sont interdits de baignade.
À ces prélèvements s’ajoutent ceux réalisés par les mairies à titre préventif et le palmarès “pavillon noir” de Surfrider Fondation.
Rappelons que la loi ne protège pas de la contamination bactériologique les parties du littoral situées en dehors des zones de baignade et des zones conchylycoles (huîtres, moules, coques…).
Surfrider Foundation
Au niveau de l’opinion publique, les surfeurs avec Surfrider Foundation,
implanté dans le monde entier, fondée à Biarritz en 1990, ont la capacité
de mettre l’accent sur la contamination des plages par la publication des pavillons noirs, chaque année depuis 1997.
Reçoivent le pavillon noir les municipalités qui ont une seule plage reconnue “polluée”. Pour ce faire ils recensent toutes les analyses : DDASS, IFREMER, DRIRE, Agence de L’Eau, Commune, Adhérents…
Cette association réalise un travail pédagogique notamment avec son magazine : “Planet Surf Initiative”, son site Internet : surfrider- Europe.org. et la “mallette pédagogique” à la disposition des écoles. Ils travaillent au niveau européen pour une réglementation plus stricte des eaux de baignade.

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