Ramassage des macro déchets sur les plages, rivières,le littoral et en mer

Aucune loi n’oblige à cette action qui vise la propreté des eaux de baignade l’été. La charge du ramassage des déchets flottants “produits solides qui flottent à la surface des eaux” incombe aux communes dès lors que ceux-ci ont touché le littoral. Les pêcheurs et plaisanciers sont souvent victimes d’accidents dus aux plastiques qui bouchent les crépines, aux bouts et filets qui s’emmêlent dans les pattes d’hélice, aux troncs qui heurtant violemment l’étrave d’un petit navire peuvent provoquer une voie d’eau, un naufrage.
Selon les années un volume compris entre 18.000 et 37.000 m3 de déchets
flottants sont récupérés sur le littoral landais et basque. Les communes des Landes qui ont choisi de se regrouper au niveau départemental (18.000 m3, 7, 9 Millions de F) travaillent sur 106 km, toute l’année. Le Pays Basque (8.000 m3 en moyenne, entre 6 et 12. 000 m3, coût de 9,86 Millions de F) travaille sur 25 km, principalement l’été, au niveau communal. La Convention spécifique du Pays basque alloue pour 2001 une enveloppe de 2 Millions de F aux sept communes du littoral pour le ramassage des déchets dans les zones de baignade, soit 20% des dépenses engagées par les communes. 

Rivières
Sur 200 sites hydroélectriques ou barrages construits sur les cours d’eau du département, 6 sites uniquement ont été retenus pour récupérer les déchets flottants : Halsou, Urt, Artix, La Saligue, Peyrouse et Agos-Vidalos. En rivière, deux expériences concluantes : Urt et Urdazuri 

Urdazuri Le filet déflecteur de 35 m posé sous le pont de l’autoroute A63 sur la Nivelle en amont du port de St Jean de Luz-Ciboure, au quartier Urdazuri, s’avère d’une très grande efficacité. Il assure un vrai travail permanent d’écrémage des macro déchets, à 90% bois et végétaux, que charrie le cours d’eau depuis Dancharia : 500 m3 en un an, depuis Mai 2000. Les opérations de nettoyage sont assurées par l’association Adeli (40 emplois), la “brigade verte” de la côte. Le recyclage par Bizi Garbia : 120. 000 F, cofinancées par Syndicat intercommunal St Jean- Ciboure, Syndicat Intercommunal du Bassin de la Nivelle, Conseil Général 64, CCI Bayonne-Pays Basque assure également le travail de nettoyage des routes et du bord de mer tout au long de l’année de Bidart à Hendaye.

Urt : île de Berenx

L’Institution Adour composée d’élus a mis en place pendant 6 mois (à partir de Juillet 2000), un barrage flottant, à Urt pour récupérer une partie des déchets : 341 m3 (110 tonnes) ont été ainsi sortis de l’Adour, 80% bois, 20% plastique par l’association Mifen, basée à Urcuit, formée comme Adeli en majorité d’emplois CES.
Le coût de la récupération s’élève à 300.000 F (Cons. Général 64 et 40, Cons. Régional d’Aquitaine, CA BAB, AEAG, CCI.) Cette expérience s’est avérée concluante et sera pérennisée à partir de 2002. Mifen travaille également
sur les plages du littoral Anglet-Biarritz.
L’association Val d’Adour Maritime a le mérite de conjuguer les efforts en vue de sauvegarder les sites de l’Adour, l’environnement fluvial, le patrimoine, le tourisme et les métiers traditionnels tels que la pêche. Ils éditent un journal “Le sel et l’Adour”. En mer, 4 Types de récupération dans la bande des 300 m. L’expérience du ramassage des déchets flottants l’été par les navires consiste à ramasser les déchets en mer avant qu’ils n’arrivent sur la grève. L’expérience a démarré en 1998. L’entreprise Aquitaine Travaux du Littoral disposant de 3 Jetskis a été embauchée par la mairie de Biarritz les mois de juillet et août pour le “Balayage“ des bords de plages de Biarritz au Phare au plus près de la côte. La partie de Bidart est aussi nettoyée par un jetski.
Le bateau San Miguel (6, 75 m) et le jetski travaillent sous contrat avec la municipalité de Biarritz sur la zone des 300 m entre le Phare et la Milady, soit environ 4, 5 km depuis 1996. Le bateau armé pour chaluter les objets flottants a la possibilité de travailler dans la passe et le port de Biarritz.
Le bateau de pêche de Bayonne Segundo II, sous contrat municipal avec la mairie d’Anglet, ramène les déchets dans la bande des 300 mètres, les 3 mois d’été, entre le Phare et la Barre.

Entre 300 m et 3 miles, combinaison Bateau-Avion
Sur 5,4 km de large et balayant toute la côte Basque, le ligneur Agur (12
m) a réalisé le chalutage des déchets du 4 juillet au 4 septembre 2000, avec le précieux soutien logistique d’un avion de reconnaissance qui lui communiquait la localisation des nappes flottantes par radio.
L’expérience contrôlée par la DDE s’est avérée concluante : 7 Tonnes (3,5T de bois et plastique lourd, bouteilles bidon, 2,8 T de plastique léger poches et emballage, 200 kg de cadavres d’animaux) 80% des déchets venaient des courants du large, 20% des rivières de la Côte. Sur les 80% du large, une bonne moitié était d’origine espagnole et le reste d’origine française. “Nous avons travaillé avec deux filets bâbord, tribord et un filet à l’arrière en système pélagique. Il faudrait faire ce chalutage toute l’anée car c’est tout le temps que les déchets dérivent en mer et pas seulement l’été. Nous avons fonctionné à 4 membres d’équipage faisant les parts comme pour la pêche : 50% armement, 50% équipage : une part chacun”. 
Christophe Inda, patron du AGUR, membre de Itsas Gasteria
Coût total de l’opération : 650.000 F (opération bateau-avion : 430.000 F), financée par le Conseil Général 64, Conseil Régional. Aquitaine, Ministère de l’Environnement, Syndicat développement touristique du Pays Basque. Pour 2001, l’opération est renouvelée du 10 juin au 1er septembre. 

Coût total de l’opération : 650.000 F (opération bateau-avion : 430.000 F), financée par le Conseil Général 64, Conseil Régional. Aquitaine, Ministère de l’Environnement, Syndicat développement touristique du Pays Basque. Pour 2001, l’opération est renouvelée du 10 juin au 1e r septembre.

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