Les communautés de la Région Aquitaine, du Conseil Général 64, de la Communauté d’agglomération BAB et Hendaye et les Communautés voisines du gouvernement de Navarre, de la Communauté Autonome Basque, celles de Guipuzcoa et de Biscaye ont pris l’habitude de se retrouver régulièrement et de mener des travaux communs, notamment sur l’assainissement de la Bidasoa.
Le cadre européen de l’Euro Cité, Baiona-Donosti (Bayonne-San Sebastien), renforcé par le consortio Irun-Hendaye-Hondarrabia et la “loi de Bayonne” est désormais unanimement adopté par une majorité d’élus, le sera-t-il par les diverses administrations? Passer du stade des bonnes intentions à celui des réalisations communes demandera une sérieuse volonté transfrontalière de part et d’autre notamment en ce qui concerne
les mesures à prendre pour le renouvellement de la ressource et le sauvetage de la pêche artisanale!
Conclusion
“Nous avons fait de gros progrès pour ce qui concerne les rejets industriels et l’assainissement des grandes villes mais nous sommes encore mauvais sur l’assainissement en milieu rural et les pollutions diffuses domestiques et agricoles. Entre le début des années 1970 et 1993, les chiffres des nitrates
n’ont pas cessé d’augmenter avant de se stabiliser mais à un niveau très élevé”, reconnaît en Mai 2001,
Michel Roux, directeur des milieux aquatiques à l’Agence Adour Garonne.
Cette analyse résume en partie ce qui se fait et ce qui ne se fait pas en matière de lutte contre la pollution.
Aujourd’hui la société et les pouvoirs publics ont le souci de l’assainissement, de l’épuration des eaux usées, du tri sélectif des ordures, du recyclage des produits, du ramassage des macro déchets sur les plages et de la qualité des eaux de baignades. Cela a bien sûr une conséquence beaucoup moins néfaste sur la mer que le rejet direct des déchets. L’esprit d’agglomération, le travail en partenariat organismes et associations, l’effort transfrontalier semblent donner du fruit : à problèmes communs, solutions collectives.
Par contre il y a des signes inquiétants. Il reste un nombre important de rejets directs en rivières, estuaires, baies, mer sans aucun traitement bactériologique
préalable. Les polluants chimiques d’origine industrielle ou agricole, caractérisés par une longue durée de vie et par une nocivité aiguë, ne sont que très peu
traités. C’est le cas des pesticides, herbicides, fongicides qui sont de vrais “bombes chimiques” : elles tuent herbes, moucherons, rats… tout ce qui nuit à la plante cultivée (maïs, tabac, betterave…), mais leur effet se poursuit en aval, une fois répandus dans l’air et les cours d’eau. L’action à mener serait de travailler à la source, réduire au minimum leur épandage, apprendre à produire et à vivre autrement.
Enfin, la population terrienne se caractérise par une grande méconnaissance de la mer ; la recherche scientifique est loin d’être prise au sérieux et les mesures pour éviter la pollution de la mer sont nettement insuffisantes.
La multiplication des lois n’apporte rien si la société n’est pas apte à les appliquer et si on n’aide pas les entreprises de mer et de terre à adopter des mesures incitatives de respect de la qualité des eaux en rivière et en mer. 

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