Dans ces conditions, la mer, bien commun de l’humanité est rongée, saccagée, par un courant de fond, la dérive de l’appât du gain à tout prix, alimentée par l’activité commerciale des sociétés multinationales de pêche ou de commerce. L’OMI, Organisation Maritime Internationale (siège à Londres, regroupant 157 pays) est sous la férule de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce International et du FMI, Fond Monétaire International et ceux-ci sont commandités par les magnats de l’économie mondiale. L’OMC est, depuis 1995, le nouveau nom du GATT créé en 1947, régulant le commerce international.
Laurent Carroué, professeur d’Université, Paris VIII : “Le transport maritime mondial ressemble de plus en plus à une jungle où règne une concurrence acharnée” La pollution de la mer est une des conséquences de cette dérive de l’humanité actuelle : faire du bénéfice avec les produits alimentaires, les produits chimiques hautement toxiques, les armes, sans se préoccuper des
conséquences ni sur les hommes ni sur l’environnement. La mer est réduite à l’état de paillasson des commerçants.
La ressource halieutique, la survie des poissons et celle des communautés des pêcheurs sont reléguées aux oubliettes.
À Seattle en Novembre 1999, les délégués de l’OMC ont été dépassés par des milliers de gens dénonçant les OGM (organismes génétiquement modifiés), l’agriculture chimique et défendant le droit des peuples à une alimentation saine. L’éthique, les pressions des populations côtières endommagées, les organisations maritimes et terriennes à vocation sociale et environnementale sont plus que jamais importantes pour que l’impitoyable croissance économique ne se fasse plus au détriment de la nature et des hommes.

Conclusion


Cette enquête me conduit à deux sentiments : espoir et vigilance!
Le chantier de l’assainissement des eaux polluées qui proviennent de terre, de mer ou de l’air, ressemble à un immense puzzle. Chaque organisme, chaque segment d’activité essaie d’agir à sa manière. Voir ce chantier à l’œuvre donne un espoir pour la pêche de demain, pour la qualité de notre Côte basque. L’autre sentiment, c’est celui de la vigilance : beaucoup reste à faire et il n’y a pas suffisamment de transparence en matière de pollution.
Trop longtemps on s’est empressé de passer au voisin le ballon glissant de la pollution. Il semble qu’une mêlée s’organise pour sortir enfin “un ballon propre” et marquer l’essai de la qualité des eaux, fruit d’un jeu collectif et de l’engagement de chacun. C’est pourquoi avant de passer au chapitre des changements nécessaires, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont porté leur concours à l’élaboration de cette plaquette, aux partenaires bénévoles, chercheurs ou membres d’associations, à Michel Iturria, aux collaborateurs avec une mention particulière à Sebastien Carrère, jeune chercheur de Guéthary. Grâce au concours financier des pouvoirs publics locaux et des organismes maritimes et bancaires, souhaitons que cette publication soit une petite contribution vers plus de transparence et plus de responsabilité.

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