6 attitudes non responsables qui entretiennent la pollution

“la pollution de la mer et des cours d’eau, ce n’est pas mon problème” !

Faire semblant de ne rien voir ou ne pas chercher à connaître la gravité
de la pollution de la nature, “faire l’autruche” : en ignorant on élude la question. Il est important que tout terrien ou marin soit conscient que le Mode de Vie moderne des humains met en danger réel les espèces animales et végétales en
mer et à terre et, en fin de compte, l’espèce humaine elle-même.
“Quand un poisson meurt, l’homme est menacé!” disent les experts. On peut dire la même chose des vaches et des moutons atteints de maladies provoquées par l’homme : quand ils meurent, nous sommes tous menacés.
On l’a vu avec le ESB (encéphalopathie spongiforme Bovine).
Une infime minorité de la population, celle qui vit au contact quotidien de la nature, ressent cette menace. L’écart entre les gens des villes et ceux de la campagne et de la mer se creusant de plus en plus, il y a une perte de sensibilité des choses naturelles et simples : les saisons, le temps, la lente germination des êtres vivants, l’interdépendance entre l’eau, la terre, l’air, le soleil, la mer. À force de vivre dans le “virtuel”, on oublie comment pousse un arbre! À force de manger des poissons carrés, on ignore que les poissons ont des écailles!
Les vacances sont certainement un moment privilégié pour être à l’écoute de la Nature, des agriculteurs, seulement 4% de la population active française, et des pêcheurs, à peine 15.000, 100 fois moins. 

“ce n’est pas moi, c’est l’autre” !

Le marin pêcheur montrera du doigt l’industriel, l’industriel montrera l’agriculteur, l’agriculteur montrera le banquier, le banquier parlera marché, le marchand
cherchera l’appui du politique, ce dernier surveillera son électorat… et les poissons n’auront plus le temps de regarder vers qui que ce soit, ils
auront viré de l’œil! 

“il y a toujours eu de la pollution en mer et en rivière” !

Ne pas prendre acte des problèmes, tout en les connaissant, sous prétexte que la pollution fait partie du paysage et que c’est en somme normal qu’on pollue puisqu’on l’a toujours fait.

“c’est grave, mais il vaut mieux se taire !”

On sait qu’il faudrait changer d’attitude mais on ne veut pas s’impliquer sous prétexte de sauver d’autres intérêts économiques.
Exemple : “il ne faut surtout pas parler de pollution l’été, les touristes vont partir ailleurs, ou les entreprises vont fermer… il n’y aura plus de maïs, plus de jambons!” La pollution de l’eau est un des premiers problèmes du nouveau
millénaire! L’opinion publique, touristes ou autochtones, n’est pas dupe; elle est demandeuse d’une alimentation et d’une vie plus saine.

“faisons une charte, une étude, une commission pour sauver la mer… pour les mesures concrètes, on verra plus tard !”

Les déclarations écologiques de bonne intention fusent de partout. Elles sont intéressantes, mais quand il s’agit d’assainir, mille paroles ne valent pas un seul coup de balai! Ce qui est attendu ce sont des engagements, des actions par rapport à la pollution chimique notamment; moins de discours, plus de pragmatisme, de cohésion, plus d’application des lois. Il s’agit d’endosser ses propres responsabilités.
Si les instances internationales comme l’OMI (Organisation maritime Internationale) n’ont pas plus de poids sur les sociétés privées et les États laxistes, la pollution des océans se développera longtemps encore.

Il y d’autres problèmes à terre plus graves que la pollution : le chômage, la faim… 

Sauver la nature c’est aussi permettre aux hommes de survivre, la pollution et la justice ont souvent la même source, la lourde main de l’homme. Tous les combats pour la vie sont complémentaires.

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