La dimension politique au niveau local : 

Agglomérations, Convention Pays basque, Ressource


Une Gestion intégrée des zones côtières urbaines est adoptée par plusieurs communautés dont celle du BAB et du Conseil Général des Pyrénées atlantiques. La Charte de l’environnement prend en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, agriculture, industries, infrastructures, assainissement, tourisme…) et les paramètres maritimes (protection des écosystèmes marins, pêche…). Un pas important a été amorcé vers une eau de meilleure qualité en rivières et sur les plages, comme nous le constatons. Deux caps semblent
importants : une plus grande transparence par rapport aux nombreux points noirs existants et une plus grande coordination entre tous les acteurs présents sur le terrain.
La Convention Pays Basque qui va orienter la politique globale de la région pour 2001-2006, de part sa situation de région charnière ou région “entonnoir de la pollution”, serait à même de poursuivre un travail transfrontalier avec les Communautés Autonomes (Asturies, Galicia, Cantabria et Euskadi), la Région Aquitaine et AGLIA (Association du grand littoral atlantique) en lien avec les organisations maritimes, les sociétés scientifiques, les associations de défense de la mer. Quelques chantiers communs :
*piloter une étude approfondie des sources de pollution autour du Golfe de Biscaye.
*fixer comme priorité l’obtention d’une meilleure qualité des eaux de mer dans la bande des 3 miles nautiques, les zones de frayères,
*et enfin dégager des moyens financiers incitatifs pour que le poisson retrouve son espace vital.
Sans ressource, premier maillon de l’économie de pêche, il ne saurait y avoir de pêcherie; sans une discipline commune entre prédateurs, entre pêcheurs, il ne saurait y avoir d’économie durable.

Agriculture : à la recherche d’une cohérence

Le bon sens des agriculteurs, le respect de leur terre, les mobilisations succédant aux divers scandales de la productivité “folle” semblent faire un contre-poids aux lobbies de l’industrie agro-alimentaire américaine qui imposent souvent leur loi. Il semble que les grandes mobilisations (Jose Bové, agriculture Bio…) constituent un contre-pouvoir dans le sens d’un développement responsable et durable, limitant l’usage des pesticides et nitrates, entrant dans la mouvance d’une agriculture moins chimique. Il s’agit de vendre non seulement un produit mais une manière de produire.
Le monde agricole local a fait progressivement, ces dernières années, une réelle conversion vers une agriculture “paysanne”, respectueuse de la terre et de l’environnement. La marque Idoki garantit une traçabilité, une manière de produire écologiquement correcte. Le mouvement BLE, Biharko Lurraren Elkargoa (union de la terre de demain) regroupe tous ceux qui refusent l’utilisation abusive des nitrates et autres produits chimiques.
Selon Christiane Lambert, présidente du Forum de l’agriculture raisonnée: “Le productivisme ne concerne que 10% des agriculteurs. Tous les autres raisonnent désormais en fonction de la qualité des produits, des potentiels agronomiques et environnementaux, des répercussions sur les milieux, les ressources naturelles. D’un côté on a le rouleau compresseur d’une politique libérale de marché, soit 90% des financements européens, de l’autre une petite coccinelle qui essaie de se frayer un autre chemin avec la politique rurale (10% des aides). L’agriculture a besoin de plus de cohérence”.
Autrement dit, la PAC Politique Agricole Communautaire pour 2000-2005, ne suit pas la mouvance de l’opinion générale des agriculteurs puisqu’elle consacre 90% de son budget à la production, aux aides selon le nombre d’hectares cultivées, le nombre de vaches, favorisant la production intensive.
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