Alternatives collectives

À terre

Solliciter des collectivités publiques des moyens facilitant le ramassage, le tri, l’implantation de bornes de propreté, la réduction d’énergie, un transport moins polluant. L’ADEME est financièrement présente pour toutes ces opérations.
Selon une étude de GDF, le méthane dégagé de Zaluaga (centre de traitement des déchets) suffirait à alimenter l’électricité de St Pée sur Nivelle et de sa zone industrielle : 2500 kilowatts! Ce méthane a l’avantage d’être récupéré, donc de fournir un rendement énergétique. Il est actuellement brûlé à perte.

Littoral et mer 

On sait identifier les nappes d’hydrocarbures ou de produits dangereux (ADN, boîte noire…) : leur mise en place coûterait moins cher qu’une seule marée noire. Les dégazages sur le littoral français représentent 10 Erika!
Les boues de dragages des ports et estuaires devraient être préalablement traités avant d’être rejetées en haute mer. Ces boues sont chargées en produits toxiques et métaux lourds.
À bord des bateaux qui font des marées d’une semaine ou plus et qui auraient un problème de stockage de déchets, il y aurait moyen d’y installer des concasseurs hydrauliques pouvant réduire de 10 fois le volume des
poubelles de l’équipage.
Des pêcheurs locaux émettent l’idée d’un “camion benne de la mer”, un “Bateau Benne, éboueur de la mer” avec trois marins enrôlés (création d’emplois), destiné exclusivement à la propreté de la mer, non seulement les mois d’été mais toute l’année. Ce bateau pourrait être un 14-16 mètres, récupéré du plan de casse, équipé de filets de fond, de surface et pélagique et doté d’un laboratoire. Il aurait plusieurs missions : ramassage des poubelles desbateaux dans les zones de pêche proches de la Côte Basque, nettoyage de la bande littorale, dragage des fonds avec de grosses mailles qui laissent passer le poisson, accompagnement de mission d’observation ou de prélèvement en mer pour améliorer la ressource. Son financement reviendrait aux collectivités
ainsi qu’à l’inter profession maritime. D’autres pêcheurs proposent que soient financièrement encouragés les navires qui ramènent les déchets récupérés en mer.
Autres propositions intéressantes pour creuser la question du lien entre pollution et ressource :
*Analyser, autopsier les poissons malformés pêchés par les professionnels comme on le fait pour les cétacés.
*Faire une investigation photographique des tapis de plastiques et déchets lourds couvrant les fonds marins proches de nos côtes, tout particulièrement dans les lieux de frayère connus, à l’exemple ce que le chercheur d’IFREMER Calgani a réalisé en Méditerranée.
*Une vidéo de cette observation sous-marine ainsi qu'une vidéo “les poissons alertent les humains” seraient de bons instruments pédagogiques pour informer et responsabiliser enfants, jeunes et adultes.
*Un paysan sème pour récolter, un pêcher ne fait que récolter. Pour les espèces en danger, comme le merlu, il est temps de laisser la mer se
ressourcer en donnant une compensation aux pêcheurs concernés, comme cela s’est fait au Canada. Des solutions déjà expérimentées existent pour lutter efficacement contre la pollution chimique et les métaux lourds sédimentés sur le
littoral côtier. Il s’agit de reconstituer un champ d’algues en disposant des tapis de fibres synthétiques souples, ancrées au fond des eaux chimiquement sensibles, pour capter les sédiments, les métaux lourds en suspension (Aquitaine Action Plages Innovations Concepts, siège social à Biarritz.)

 

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