Pourquoi est-ce vital de respecter l’océan, d’approuver la pétition du Merlu ?

La personne qui n’entretient qu’une relation d’argent ou de plaisir immédiat avec l’océan n’aura aucun état d’âme au moment de vider les poubelles par-dessus bord ou d’y verser les eaux usées de toute une vallée, via la rivière.
Celle ou celui qui connaît la mer, qui la pratique, qui a une relation personnelle avec elle la respectera autant que son propre jardin, qu’il soit marin, pêcheur professionnel ou amateur, navigateur, retraité de la marine, plaisancier, surfeur, nageur, ou rameur… Personne n’a idée de déverser un bidon d’huile de vidange sur les plantes de son potager; le faire en mer lui paraîtra tout aussi grave et inacceptable.
On ne peut exiger d’aimer la mer, on se doit par contre de rappeler à tout être humain, qu’il soit de la montagne ou de la Côte, qu’elle est essentielle à la vie de notre planète : la souiller c’est souiller l’humanité. À ce titre, nous avons le droit d’en jouir à volonté mais aussi le devoir de la protéger : la pétition du merlu est tout à fait justifiée.
La mer est un Bien Universel, le poumon de l’humanité qui offre les 2/3 de l’oxygène atmosphérique de la planète. Elle n’est pas en trop, elle forme 75% de notre globe. C’est de la mer qu’a jailli la vie! Si l’organisation de la vie au sein même des océans est menacée l’humanité est en perdition!
Elle est un grenier, une source de vie, une “mère” nourricière pour la plus grande partie de l’humanité (23% des protéines du globe).
Elle permet à 200 millions de personnes (chiffre FAO) de vivre de la pêche et de la filière du poisson. Grâce à elle, les êtres humains peuvent régulièrement échanger de la nourriture, des biens : 80% du trafic international se fait par mer. Grand espace de liberté et de communication, facilitant les échanges entre civilisations et peuples depuis que le monde est monde, elle est fragile et belle, sollicitant des hommes non pas une attitude de rapaces ingrats ou de prédateurs sauvages mais un comportement digne et responsable, une sorte
d’alliance profonde, de générations en générations. L’enfant, le jeune, l’adulte ont besoin de ces espaces naturels, vastes et propres, ces berceaux de l’humanité, qui leur donnent le goût de vivre et de grandir, le plaisir et l’envie
d’exister en vérité, sans drogues, sans artifices, simplement, naturellement.
Comme le désert ou la montagne enneigée, comme la forêt ou les grands lacs, le grand large est une école de vie, un lieu de “spiritualité” où le marin apprend la beauté et la difficulté, l’humilité et la grandeur, la fraternité et le courage, la simplicité et la vérité sur soi et les autres. “Si tu veux apprendre à prier va
en mer!” dit un proverbe breton.
Enfin, la mer et la terre sont le lieu de notre dernier repos! Profaner un cimetière est un geste grave dans toutes les civilisations du monde. Profaner la terre ou la mer l’est tout autant, ils sont à la fois notre berceau et notre linceul! Les monnaies, les empires passent, la mer demeure…
Il y a 4,7 milliards d’années la planète terre naissait. Il y a 3,8 milliards d’années apparaissaient les premières algues marines. Il y a 450 millions d’années nageaient les premiers poissons; 150 millions d’années, volaient les premiers oiseaux. Les premiers hommes firent leur entrée, il y a 3 millions d’années. À peine, il y a 10.000 ans surgissait de terre la première agriculture!
En 100 ans, l’homme a fait des découvertes magnifiques permettant de sauver des vies, de scruter l’espace et l’infiniment petit. En 100 ans, l’homme a aussi fait plus de dégâts à la flore et à la faune, à l’air, à la terre et à la mer que durant toute l’histoire de l’humanité! Saura-t-il vivre autrement? Comment progresser sans nuire? Tel est le vrai défi de ce 3e millénaire.
La réponse nous appartient : elle est à portée de nos mains, elle est dans notre conscience et surtout dans notre capacité de résistance active! Demain les enfants pourront continuer à faire des châteaux sur le sable mouillé et des jeunes iront au large pour faire la pêche aux merlus! Déjà ce printemps 2001, deux cigognes sont venues pondre au bord de l’Adour. L’espoir d’une terre et d’une mer propres n’est pas perdu.
Mikel EPALZA, Socoa, juin 2001

Le travail d'investigation est à poursuivre et à améliorer. Cette divulgation a pu être réalisée grâce aux témoignages des personnes compétentes en matière de pollution et à celles qui ont aidé aux corrections et suggestions.
Je les remercie vivement ainsi que tous les diffuseurs. Pour tout contact vous pouvez vous adresser à :
“Altxa Mutillak” Socoa-Urrugne 64122, Crédit Maritime 71445402010/47.
Le Directeur et rédacteur de la publication, Mikel Epalza, tél/fax :05.59.47.16 51.
La première édition de cette plaquette a été tirée à 20.000 exemplaires en août 2001 avec le soutien financier de : Conséil Régional d’Aquitaine, Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, CCI de Bayonne Pays Basque, Comité
Local des Pêches du quartier de Bayonne, Communauté Anglet-Bayonne-Biarritz, Syndicat Intercommunal St Jean de Luz -Ciboure, Quiksilver, Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Jaspart-Million Presse, Crédit Maritime, Caisse d’Épargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Comptoir du pêcheur, Coopérative la Basquaise, Itsas Kirolak, Itsas Gazteria et le Magazine des jeunes pêcheurs Altxa Mutillak.

Cet ouvrage est disponible sur le site : www.sextan.com
Cette deuxième édition à été tirée à 40.000 exemplaires en janvier 2002, avec l’aide des organismes suivants


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